Actuel

Newsletter 02/2022

Fenêtres de capture – théorie et exemples pratiques

La discussion sur les fenêtres de capture visant à protéger les gros poissons est actuellement très présente dans les milieux de la pêche et ce système est également plébiscité par les scientifiques qui y voient un moyen de préserver les bons reproducteurs. Dans les cours d’eau fortement pêchés, en particulier, le prélèvement privilégié des poissons de grande taille peut en effet avoir des conséquences fâcheuses. Où en est-on aujourd’hui dans les milieux de la pêche ?

Les poissons de grande taille sont importants à plusieurs égards pour leur population. Ils sont porteurs de gènes de bonne croissance et sont parfaitement adaptés à leur cours d’eau. De plus, la fertilité et donc le nombre d’œufs des femelles augmente de manière exponentielle avec leur longueur,4 les gros poissons investissant moins d’énergie dans la croissance que dans la reproduction.8 Par ailleurs, les grandes femelles de salmonidés creusent des frayères plus profondes que leurs congénères plus petites, ce qui assure une meilleure protection des pontes contre les crues.9 Qui plus est, les descendants des reproducteurs multiples sont en général plus compétitifs que ceux des individus pondant pour la première fois.5

Théorie...

Une fenêtre de capture est un domaine de taille prédéfini dans lequel il est permis de capturer les individus d’une espèce. Les poissons de taille inférieure ou supérieure doivent être relâchés. Lorsqu’une espèce non protégée par une fenêtre de capture est fortement pêchée, le rapport de la pêche est tout d’abord plus important mais la taille moyenne des prises diminue avec le temps. Cela se produit parce que les poissons sont prélevés avant d’avoir exploité tout leur potentiel de croissance ; on parle de surpêche ou surexploitation de la croissance. D’après Robert Arlinghaus (professeur de pêche à Berlin), tous les prédateurs, à l’exception de ceux atteints de nanisme, sont vulnérables à la surexploitation du potentiel de croissance.2 Si les prélèvements se maintiennent à un niveau élevé ou, pire, augmentent, un effondrement de la population peut finir par se produire. La pression de pêche acceptable pour une population donnée dépend fortement du succès de son recrutement naturel. Un effondrement de la population peut être évité par le choix judicieux de la taille minimale de capture. Mais une taille minimale ne protège pas automatiquement d‘une sélection involontaire des individus à croissance lente par l’évolution du fait que ces derniers ont de meilleures chances de se reproduire avant d’être capturés. La fenêtre de capture permet théoriquement de maintenir davantage de grands individus dans le cours d’eau et d’éviter le prélèvement sélectif des individus à forte croissance. En règle générale, il convient de protéger les 20% supérieurs de la distribution naturelle des tailles. Plus la pression de pêche augmente, plus il est recommandé de réduire la fourchette de tailles capturables.1

Fenêtres de capture : quels effets ? 

Lorsqu’une espèce est protégée par une fenêtre de capture, davantage d’individus de grande taille perdurent dans le milieu. La biomasse pouvant être capturée s’en trouve tout d’abord réduite mais l’effectif de reproducteurs est renforcé et l’accroissement du potentiel de reproduction naturelle assure un meilleur recrutement de juvéniles si le milieu le permet. Le nombre de captures potentielles augmente alors et les mesures de repeuplement peuvent être revues à la baisse ou totalement abandonnées.1,2

Dans un lac d’une quarantaine hectares du Missouri, aux USA, une augmentation du taux de croissance des black-bass à petite bouche et une normalisation de la distribution des tailles ont été observées en l’espace de cinq à six ans après l’introduction d’une fenêtre de capture pour cette espèce. La longueur des poissons de cinq ans est passée de 30 à près de 39 cm et la biomasse prélevée (masse cumulée de poissons capturés en une année) n’a pas diminué suite à la mise en place de cette restriction.6 L’expérience des fenêtres de capture instaurées pour le brochet au Minnesota a montré qu’il était important de bien informer sur le sujet et de bien contrôler le bon respect de la réglementation car les infractions répétées peuvent compromettre l’efficacité de la mesure.10

La loi fédérale sur la pêche (LFP) fixe des tailles minimales de capture pour certaines espèces en Suisse et garantit ainsi que chaque individu de ces espèces puisse se reproduire au moins une fois. Libre aux cantons – et aux associations et groupes d’affermage en accord avec le canton – de définir au cas par cas des restrictions plus sévères dans les milieux dont ils ont la charge.

Quelle est actuellement l’attitude des cantons ? 

Le tableau ci-dessous donne un aperçu du niveau d’application actuel des fenêtres de capture dans les cantons suisses. Les cantons ayant adopté cette mesure (comme le Jura, Fribourg et les Grisons) l’appliquent actuellement pour la truite (de rivière et de lac). L’objectif est principalement la protection des reproducteurs multiples mais les gros poissons ayant déjà contribué au pool génétique peuvent être prélevés. Cette possibilité de capturer les très grands exemplaires est un compromis ; il est sans doute motivé par le souci d’éviter que les poissons de très grande taille incapables de survivre soient tués tout en devant être remis à l’eau. Le canton de Berne met en place des fenêtres de capture de manière temporaire en fin d’été pour protéger les grandes truites lacustres qui remontent dans les affluents des trois grands lacs bernois avant la période d’interdiction de la pêche à la truite.

Cette liste ne prétend pas à l’exhaustivité 

 

 

Cantons à système de permis 

Zones d’application/ 
lacs ou cours d’eau 

Espèces 

Fenêtres de capture 

Berne 

Principaux affluents des lacs de Thoune, de Bienne et de Brienz 

Truites 

22/24/26/30 - 45 
(application temporaire de la fenêtre de capture du 1.8. - 30.9.; limite inférieure variable selon les milieux) 

Fribourg 

Lac de Pérolles, parties de la Sarine 

Truites 

30-36, 60+ 

 

Moyenne Broye, basse Ärgera, Glane, gorges de la Jogne, lac de Lessoc, Neirigue, parties de la Sarine 

Truites 

26-32, 45+ 

Grisons 

Parties des bassins versants du Rhin antérieur, du Rhin postérieur et de l’En/Inn 

Truites 

26-34, 50+ 

Jura 

Doubs 

Truites 

30-37, 45+ 

  

Allaine, Birse, Sorne 

Truites 

25-32, 40+ 

  

  

  

  

Fermage/ 
eaux privées 

  

  

  

Argovie 

Droit privé 
Bourgeoisie de 
Bremgarten

Brochet

50-79, 101+

  Bâle

  Birse districts, ancien canal
  industriel & zone privée
  Geigy sur la Birse (FVMR)

  Truite
  Ombre
  26-30, 40+
  46+ (protégé de la taille
  minimale de 35 à 45)

Berne / Soleure 

Burgäschisee (Burgseeverein Burgäschi) 

Brochet 

60-85 

Berne 

Gadmerwasser (FVO) 

Truites 

24-30, 35+ 

Zurich 

Glatt: districts 219/220 (FVZU) 

Truites 

28-35 

 

Limmat: districts 363/364/366 (FVZ 1883) 

Truites 
Ombre 
Perche 
Brochet 
Sandre 

30-45 
35-45 
18-40 
45-85 
45-60 

 

Etang district 417 (FVT) 

Truite 
Brochet 
Carpe 
Sandre 

28-40 
50-80 
30-50 
40-65 

  

Töss: district 113  
(Verein Töss 113) 

Truites 

30-35 


Cas du canton des Grisons : comment a-t-on abouti à une fenêtre de capture ? 

Marcel Michel, de l’office de la chasse et de la pêche des Grisons (AJF), décrit la politique actuelle du canton en matière de gestion halieutique. Tous les éléments du plan de gestion sont régulièrement réexaminés. La priorité est donnée à la biodiversité, aux poissons et écrevisses indigènes, à la qualité des habitats aquatiques ainsi qu’à une pratique durable de la pêche. Pour respecter ces objectifs, le concept de gestion halieutique est contrôlé tous les cinq ans et adapté si nécessaire. La stratégie de prélèvements est quant à elle contrôlée et éventuellement modifiée tous les trois ans. Suite à l’avant-dernier contrôle, le canton des Grisons a estimé que deux tailles de capture pour la truite commune (22 et 24 cm) ne rendaient pas suffisamment compte des caractéristiques réelles à l’atteinte de la maturité sexuelle et n’assuraient pas une protection adéquate des reproducteurs. L’AJF a donc commandité une vaste étude pour examiner de plus près la croissance des truites et déterminer l’âge et la taille à l’atteinte de la maturité sexuelle. Ces paramètres ont été étudiés dans 50 cours d’eau d’altitude différente dans divers bassins versants. Les résultats ont permis de déterminer des tailles de capture permettant de protéger les poissons se reproduisant pour la première fois et la majorité de ceux frayant pour la seconde fois. La pression de pêche et le niveau de reproduction naturelle ont également été pris en compte. Dans les cours d’eau dans lesquels les truites atteignent une certaine taille ou bien présentent un écart conséquent entre la taille d’arrivée à maturité sexuelle et la taille maximale, le nouvel instrument des fenêtres de capture a été mis en œuvre. Pour que ces fenêtres de capture ne privent pas les pêcheurs de « la prise de leur vie », il a été décidé de permettre le prélèvement des truites de plus de 50 cm. 

Pour fixer les limites des fenêtres de capture, les autorités cantonales se sont basées sur les travaux du professeur Robert Arlinghaus (Institut Leibniz d’écologie des eaux douces et des pêches intérieures, Berlin) et sur ses recommandations pour la protection des grands reproducteurs.  

Guide pratique de la gestion durable des eaux piscicoles 3 (en allemand)

Le contrôle des effets de ces mesures se fait principalement par l’analyse de l’évolution des prises à long terme. Les statistiques de pêche du canton des Grisons indiquent le nombre de poissons prélevés et la CPUE (capture par unité d’effort), mais aussi le nombre de poissons remis à l’eau (précisant s’ils étaient trop grands ou trop petits). Remarque de FIBER : le CPUE permet de recenser le nombre d'heures avec et sans succès de pêche, l'indication des poissons relâchés donne des indications sur la structure de la taille des poissons dans le cours d'eau. Jusqu’à ce que les données permettent de juger des effets de la nouvelle réglementation, il faudra cependant encore attendre 3 à 5 ans.

Le site de l’AJF livre plus d’informations (pas en français malheureusement) : 

Les fenêtres de capture dans les eaux privées et affermées 

Dans les eaux affermées ou privées, les fenêtres de capture sont actuellement utilisées dans différents objectifs. Certaines sont assorties de l’autorisation de capturer les très grands exemplaires, d’autres non. Leur utilisation ne se limite pas aux truites mais s’étend également à d’autres espèces comme le brochet, la perche ou la carpe. Dans le cadre d’associations ou groupes d’affermage, les cantons acceptent généralement ces restrictions locales si elles sont plus sévères que la réglementation cantonale ou fédérale en vigueur.

Le vice-président de la société de pêche d’Oberhasli (FVO), Kurt Zumbrunn, décrit l’expérience de son association dans la Gadmerwasser dont elle a la charge dans l’Oberland bernois :

« La Gadmerwasser offre des conditions idéales pour le recrutement naturel. Les truites de 30 à 35 cm se sont révélées excellentes reproductrices. Il y a huit ans, nous avons introduit une fenêtre de capture pour protéger les reproducteurs multiples. L’effectif de juvéniles a, depuis, fortement augmenté et la pyramide des âges est celle d’une population saine. Il est aujourd’hui tout à fait possible de capturer des poissons de 40 cm, ce qui n’était réservé qu’à quelques chanceux avant la fenêtre de capture. Cette mesure a donc aussi contribué à une répartition plus équitable des grosses prises entre les pêcheurs. Je dresse donc un bilan très positif de cette initiative et je suis particulièrement reconnaissant à nos membres d’avoir su voir loin, même si l’efficacité de la fenêtre de capture dépend fortement de la technique de pêche. Là aussi, nous avons pris de premières mesures pour réduire la mortalité et nous progressons ainsi sur la voie de la durabilité. »

Matthias Meyer, spécialiste d’écologie des eaux chez les KWO et membre de la FVO, fait le récit d’une expérience similaire depuis l‘introduction de la fenêtre de capture :

« Ces dernières années, suite à l’introduction de la fenêtre de capture dans la Gadmerwasser, nous avons pu observer de plus en plus de grands reproducteurs sur les frayères. Après l’émergence des larves de truites du lit de graviers en avril-mai, des densités importantes de juvéniles ont été constatées près des rives sur les sites de reproduction. Je pense que cela montre que la deuxième taille de capture introduite dans la Gadmerwasser a été un bon instrument pour maintenir une population de truites en bonne santé, capable de se reproduire par elle-même. »

 

Limites des fenêtres de capture 

C’est principalement dans les lacs que l’on peut s’attendre à ce que l’utilisation des fenêtres de capture pose quelques problèmes. La remise à l’eau des grands individus s’avère par exemple difficile avec les méthodes de pêche peu respectueuses des poissons comme la pêche à la traîne. Selon la loi sur la protection des animaux, les poissons dont la taille se situe dans l’intervalle à protéger mais qui ne sont pas jugés aptes à survivre doivent être anesthésiés, euthanasiés puis remis à l’eau. Pour éviter ces pertes, il est judicieux de recourir à des méthodes de pêche plus douces lorsqu’on met en œuvre une fenêtre de capture afin de réduire les risques de blessures.  En revanche, une fenêtre de capture n’a aucun sens pour les poissons capturés en grande profondeur comme la lotte ou l’omble chevalier. Pour la perche et le sandre, l’utilisation d’une fenêtre de capture ne pourrait, à la rigueur, être que saisonnière dans les lacs profonds étant donné que, suite à la différence de pression, les captures à plus de 10 m de profondeur peuvent déjà entraîner une forte mortalité lors de la remise à l’eau.11 Suivant la population et la pression de pêche, les fenêtres de capture peuvent cependant être intéressantes pour le brochet et le sandre car, selon les scientifiques, ces deux espèces sont vulnérables à la surexploitation du potentiel de croissance.7 Dans les cas difficiles évoqués, la fenêtre de capture peut être remplacée par d’autres mesures comme la création de réserves de pêche ou la limitation stricte des quantités autorisées. La pêche a en tout cas une forte influence sur la reproduction, la croissance et la mortalité des poissons et nous devons faire appel à de nouvelles solutions pour pouvoir pratiquer une pêche durable malgré une forte pression de pêche.

Références bibliographiques

1 Ahrens, R.N.M., Allen, M.S., Walters, C., Arlinghaus, R. 2020. Saving large fish through harvest slots outperforms the classical minimum-length limit when the aim is to achieve multiple harvest and catch-related fisheries objectives. Fish Fish. 21: 483– 510. doi.org/10.1111/faf.12442

2 Arlinghaus, R. 2021. Populationsdynamische Grundlagen der Ertragsbildung in angelfischereilich genutzten Fischbeständen: Schlussfolgerungen für die Wirkungsweise von Entnahmebestimmungen und Fischbesatz. Zeitschrift für Fischerei 1: Artikel 4: 1-17. DOI: 10.35006/fischzeit.2020.9 

3 Arlinghaus, R. 2017. Nachhaltiges Management von Angelgewässern: Ein Praxisleitfaden. Berichte des IGB, Band 30, 231 S. 

4 Arlinghaus, R., Matsumura, S., Dieckmann, U. 2010. The conservation and fishery benefits of protecting large pike (Esox lucius L.) by harvest regulations in recreational fishing. Biological Conservation, 143:1444-1459. doi.org/10.1016/j.biocon.2010.03.020 

5 Bagenal, T. B. 1978. Aspects of fish fecundity. In: S.D. Gerking (Ed) Ecology of Freshwater fish Production. Blackwell Scientific Publications, Oxford: 75-101. 

6 Eder, S. 1984. Effectiveness of an Imposed Slot Length Limit of 12.0-14.9 Inches on Largemouth Bass, North American Journal of Fisheries Management, 4:4B, 469-478, DOI: 10.1577/1548-8659(1984)4<469:EOAISL>2.0.CO;2 

7 Johnston, Fiona & Arlinghaus, Robert & Dieckmann, Ulf. 2013. Fish life history, angler behaviour and optimal management of recreational fisheries. Fish and Fisheries. dx.doi.org/10.1111/j.1467-2979.2012.00487.x 

8 Lester, N. P., Shuter, B. J. and Abrams, P. A. 2004. Interpreting the von Bertalanffy model of somatic growth in fishes: the cost of reproduction. Proc. R. Soc. Lond. B.2711625–1631doi.org/10.1098/rspb.2004.2778 

9 Ottaway, E. M., Carling, P. A., Clarke, A., & Reader, N. A. 1981. Observations on the structure of brown trout, Salmo trutta Linnaeus, redds. Journal of Fish Biology, 19(5), 593-607. 

10 Pierce, R. B. and Tomcko, C. M. 1998. Angler Noncompliance with Slot Length Limits for Northern Pike in Five Small Minnesota Lakes. North American Journal of Fisheries Management, 18: 720-724. doi.org/10.1577/1548-8675(1998)018<0720:ANWSLL>2.0.CO;2 

11 Talmage, P. J. & Staples, D. F. 2011. Mortality of Walleyes Angled from the Deep Waters of Rainy Lake, Minnesota, North American Journal of Fisheries Management, 31:5, 826-831, DOI: 10.1080/02755947.2011.623759

Offres de FIBER

Présentation en ligne sur la reproduction de l'ombre commun

En raison du grand intérêt suscité l'année dernière, nous souhaitons à nouveau vous proposer cette année une présentation en ligne sur la reproduction de l'ombre commun. Celle-ci aura lieu le mercredi, 12 octobre à 19 heures - si vous êtes intéressés, veuillez vous inscrire via fiber@eawag.ch.

Atelier Frayères

Nous avons le plaisir de proposer à nouveau cet automne le très apprécié atelier " Frayères ". L'atelier en allemande aura lieu le 12 novembre dans le canton de Saint-Gall et l'édition francophone aura lieu le 10 décembre dans le canton de Vaud. Vous trouverez des informations détaillées et les possibilités d'inscription ici.

FIBER maintenant aussi sur Instagram!

Désormais, vous trouverez régulièrement des nouvelles en trois langues sur les découvertes actuelles de la recherche ou des informations pratiques sur la pêche, les poissons et les eaux sur la chaîne Instagram de FIBER.
Suivez-nous maintenant via @fischereiberatungsstelle

Publications

10 ans de recherche sur les gobies envahissants

L'université de Bâle étudie depuis dix ans la propagation des espèces envahissantes de gobies de la mer Noire dans le Rhin. Le 10 juin 2022, les résultats de ce projet ont été présentés et discutés lors d'un colloque de clôture. Les gobies exotiques aujourd'hui présents en Suisse appartiennent à deux espèces : le gobie à taches noires, arrivé en 2012, et le gobie de Kessler, arrivé en 2011. Ces poissons envahissants qui ressemblent au chabot se distinguent par la présence d'un disque pelvien ventral en forme de ventouse, qui d'ailleurs ne remplit pas cette fonction.

En savoir plus

https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/fachinfo-daten/merkblatt_schwarzmeergrundelnfuerfischer.pdf.download.pdf/merkblatt_schwarzmeer

Fiche technique sur les gobies de la mer Noire

Fiche technique sur le nettoyage des bateaux


https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/fachinfo-daten/merkblatt_bootsbesitzer_jagd-_und_fischereiverwalter-konferenz_universitaet_basel_bafu.pdf.download.pdf/RZ-Merkblatt-Bootbesitzer.pdf

Efficacité des mesures ponctuelles pour limiter l’impact des éclusées

En Suisse, le cœur de la stratégie d’assainissement des éclusées dans les cours d’eau consiste en des interventions visant à atténuer les fluctuations de niveau. Des mesures morphologiques ponctuelles, comme l’installation d’amas de bois mort, d’anses calmes ou de blocs brise-lame, peuvent venir les compléter. Un nouvel article de la revue « Eau Énergie Air » traite des potentialités des différents types de mesures ponctuelles pour réduire localement les effets négatifs des éclusées en portant une attention particulière au développement des insectes aquatiques.

En savoir plus

Article spécialisé "Eau Énergie Air"

Par objectif interposé

Dans la vallée de l’Oberhasli, dans l’Oberland bernois, l’Aar et ses affluents offrent des habitats précieux pour la reproduction des truites migrant à partir du lac de Brienz. Depuis 2018, les écologues des Forces motrices de l’Oberhasli (KWO) observent les migrations nuptiales des truites lacustres dans ce système fluvial à l’aide de caméras submersibles et de compteurs à résistance. Kristof Reuther montre dans une vidéo passionnante comment les truites ont été observées lors de leur migration de frai pendant l'hiver 2020/21 dans le cadre de son travail de master.

En savoir plus

Vidéo sur les travaux de terrain (Vimeo)

Comment repérer rapidement les espèces invasives?

Le suivi des écosystèmes d’eau douce au moyen de méthodes de détection de l’ADN environnemental offre de nouveaux moyens pour découvrir les espèces invasives. Une analyse de l’Eawag a ainsi pu montrer qu’une méduse invasive est plus répandue en Suisse que supposé jusqu’alors.

En savoir plus

 

 

La diversité des espèces d'insectes aquatiques reflète les conditions environnementales

Parmi les insectes aquatiques des cours d'eau suisses, les espèces qui aiment la chaleur et tolèrent les pesticides sont en augmentation. C'est ce que montre une étude conjointe du WSL et de l'Eawag basée sur les données du monitoring de la biodiversité entre 2010 et 2019. Les résultats suggèrent un possible effet du changement climatique.

En savoir plus

Restaurer les rivières endiguées à l'aide d'inondations artificielles

Les inondations artificielles dans les rivières endiguées imitent les flux naturels en mobilisant et transportant les sédiments en aval, remodelant la rivière et rétablissant des habitats importants pour les insectes aquatiques et les poissons autochtones. Les résultats peuvent être améliorer lorsque ces inondations artificielles convergent avec les débits naturels et l'apport de sédiments provenant d'affluents non régulés situés plus bas dans la vallée.

En savoir plus

Une crue artificielle dans la Sarine dans l'Etat de Fribourg

 

 

La moule exotique quagga se répand en Suisse et impacte les écosystèmes lacustres

Dans le monde entier, les espèces envahissantes constituent l’une des principales raisons du recul de la biodiversité dans les écosystèmes. L’une de ces espèces envahissantes qui se propage actuellement dans les eaux suisses est la moule quagga (Dreissena bugensis). Originaire de la région de la mer Noire, elle est désormais répandue dans de grandes parties de l’Europe et de l’Amérique du Nord.

En savoir plus

Fiche technique "Quagga" Communauté scientifique Seewandel (en allemand ou en anglais)

Fiche technique "Les poissons du lac de Constance en évolution" Communauté scientifique Seewandel (en allemand ou en anglais)

L’empreinte d’une espèce éteinte dans le génome d’espèces actuelles

Des échantillons presque centenaires de multiples espèces de corégones du lac de Constance ont permis aux chercheurs de l’Eawag de comparer le génome d’une espèce disparue avec celui des espèces encore en vie. Leur recherche révèle la persistance de certains fragments du génome de l’espèce éteinte dans les espèces actuelles. Il est possible que ces fragments anciens puissent faciliter la recolonisation de l’habitat en eaux profondes, aujourd’hui inoccupé des corégones.

En savoir plus

Structure des populations de poissons dans les grandes rivières suisses

Le groupe Écologie des poissons des grandes rivières de l'Eawag à Kastanienbaum a lancé une nouvelle étude génétique de grande envergure. Elle vise à déterminer dans quelle mesure les différentes espèces de poissons des grandes rivières, caractérisées par leur structure de population particulière, sont connectées entre elles au sein des systèmes fluviaux de Suisse. Elle s'intéresse notamment à l'influence des centrales hydrauliques et des autres ouvrages faisant obstacle à la migration des poissons sur l'intensité avec laquelle les différentes espèces se mélangent ou sont localement isolées dans ce réseau.

En savoir plus

Aide à collecter des échantillons!

Rapport sur l’état des eaux suisses

Ce rapport publié en août par l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) décrit l’état des cours d’eau, des lacs et des eaux souterraines de Suisse. Il donne par ailleurs une vue d’ensemble des mesures en cours qui contribuent à améliorer l’état de ces eaux.

En savoir plus

Questions de personnel

Andrin Krähenbühl comme nouveau responsable de FIBER

Andrin Krähenbühl travail à EAWAG depuis 2018 où il faisait de la recherche sur les macroinvertébrés aquatiques. Avant ça il étudiait la biologie à l'université de Berne suivie par sa spécialisation en écologie et évolution qu'il a effectuée à EAWAG. Pour son bachelor et son master il a étudié l'écologie et l'évolution des espèces nouvelles d'ombles de l'Arctique au Groenland. En addition, depuis 2021 il a travaillé pour le Centre suisse de compétences pour la pêche CSCP. Etre le nouveau directeur de FIBER va lui permettre d'améliorer ses engagements pour la pêche et les poissons. Il est un pêcheur passionné depuis son plus jeune âge et aime pêcher dans différents lacs et rivières en Suisse. Son passe-temps préféré est de pêcher depuis le bateau au Pays des Trois-Lacs.

Il parle allemand, anglais et français.

Nicola Sperlich termine son engagement à l'Eawag après avoir dirigé temporairement FIBER

Après avoir pris temporairement la direction de FIBER suite au départ de Kurt Schmid, Nicola Sperlich quitte maintenant l'Eawag après l'arrivée d'Andrin Krähenbühl et commence un nouveau travail au bureau écologique WFN à Berne. FIBER remercie Nicola Sperlich pour le travail qu'il a accompli et lui adresse ses meilleurs vœux.  
Pour le projet des truites lacustres de l'Eawag, Dominique Stalder et Coralie Delarue sont les nouvelles interlocutrices.

coralie.delarue@eawag.ch

dominique.stalder@eawag.ch

 

 

Calendrier

PÊCHE CHASSE TIR doit à nouveau être reporté

L'exposition PÊCHE CHASSE TIR à Berne a de nouveau été reportée en raison de problèmes d'approvisionnement chez les exposants. Elle devrait désormais avoir lieu du 23 au 26 mars 2023.

Plus d'informations

World Cleanup Day - 17 septembre 2022

La Journée mondiale du nettoyage réunit des millions de bénévoles, de gouvernements et d'organisations dans 191 pays pour s'attaquer au problème mondial des déchets et construire un monde durable.  Réunissons nos efforts le 17 septembre pour un monde sans déchets sur e sous l’eau !

En savoir plus 

Letzte Änderung: 08.09.2022