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Newsletter 01/2016

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Alevinages en lac - un succès à la mesure de l'effort ?

Les corégones et les ombles-chevaliers sont des espèces très importantes pour la pêche professionnelle et de loisir de nos lacs. Ces poissons se reproduisent souvent en grande profondeur et leurs œufs ne peuvent se développer correctement qu'en conditions de bonne oxygénation. Au cours du dernier siècle, beaucoup de lacs ont cependant vu leurs profondeurs s'appauvrir en oxygène suite à des apports excessifs de nutriments venus de l'agriculture et des eaux usées domestiques, ce qui a fortement nui à la reproduction naturelle des corégones et des ombles. Des programmes d'alevinage ont alors été mis en place pour sauver les espèces ainsi menacées, soutenir les effectifs et rétablir un stock exploitable pour la pêche. Grâce aux efforts consentis ces dernières décennies dans le domaine de la protection des eaux, la qualité de l'eau s'est fortement améliorée, revenant à un niveau proche de celui d'origine. Est-il alors concevable que les ombles et les corégones soient à nouveau en mesure de se reproduire de façon naturelle dans ces eaux assainies ? Ou sont-ils encore tributaires des actions de repeuplement ? Dans le cadre de ce débat de fond, nous souhaitons vous présenter la méthode la plus courante d'évaluation du succès des alevinages en milieu lacustre et examiner de plus près trois études réalisées pour répondre à ces questions.

Comme la truite et le saumon, l'omble chevalier et les corégones appartiennent à l'ordre des salmoniformes. Ils affectionnent les eaux bien oxygénées et trouvent donc dans les lacs périalpins suisses des conditions idéales à leur développement. Beaucoup d'espèces se reproduisent en profondeur et sont tributaires d'un substrat caillouteux peu colmaté et d'une bonne oxygénation pour assurer leur pérennité. Au cours du dernier siècle, cependant, la teneur en oxygène des eaux lacustres a fortement diminué du fait d'apports excessifs de nutriments (eutrophisation) dus au développement de l'apport d'engrais dans l'agriculture et au rejet d'eaux usées chargées, notamment, en phosphates. L'arrivée de quantités importantes d'azote et de phosphore dans un écosystème lacustre provoque un fort développement des algues et de la végétation aquatique. Lorsque ces algues, ces végétaux et les organismes qui ont profité de leur croissance meurent, ils se déposent au fond du lac où ils sont dégradés par des bactéries et d'autres micro-organismes. Or la dégradation de cette matière organique est fortement consommatrice d'oxygène. Cet élément se raréfie donc près du fond et des conditions d'anoxie peuvent apparaître, notamment dans les zones de très grande profondeur qui sont plus difficilement réalimentées par les eaux de surface. Pour les poissons qui fraient en profondeur, ce phénomène peut s'avérer fatal : la mauvaise oxygénation des œufs peut causer leur mort, ce qui compromet fortement ou totalement le recrutement naturel.

Les lacs suisses ont été plus ou moins fortement touchés par l'eutrophisation (Fig. 1). L'adaptation de la réglementation dans le domaine agricole, la construction des stations d'épuration et l'interdiction des phosphates dans les lessives dans la deuxième moitié du XXe siècle ont eu pour effet une nette amélioration de la qualité des eaux et les teneurs en phosphore sont aujourd'hui comparables à ce qu'elles étaient avant l'eutrophisation. Mais l'oxygénation des sédiments est-elle pour autant redevenue suffisante pour permettre le bon développement des œufs de salmonidés ? Par un suivi ciblé, il est possible de savoir si les populations d'omble et de corégones sont à nouveau capables de se renouveler naturellement ou si les actions de repeuplement sont encore nécessaires au soutien des effectifs.

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Figure 1 : Évolution des teneurs en phosphore dans 4 lacs suisses de 150 à 2010. En violet, le lac très eutrophisé de Hallwil, en rouge et en vert, les lacs moins affectés du Léman et de Constance et en bleu, le lac peu concerné de Walenstadt. Les apports excessifs de matières nutritives ont des conséquences dramatiques sur les conditions d'oxygénation des profondeurs et peuvent, de ce fait, limiter voire empêcher la reproduction naturelle des salmonidés. Données : OFEV

Comment marque-t-on 1 million de poissons ?

Alors qu'en général, le nombre de poissons déversés lors de l'alevinage d'un tronçon de rivière est de l'ordre de quelques centaines à quelques milliers, il peut facilement atteindre quelques centaines de milliers voire plusieurs millions dans le cas d'un grand lac. Le suivi d'un lac exige donc le marquage d'un très grand nombre d'individus. L'une des meilleures méthodes consiste à marquer les otolithes, de petites concrétions calcaires constitutives de l'appareil auditif. Les œufs ou les alevins sont maintenus pendant plusieurs heures - jusqu'à une journée - dans une eau contenant un colorant fluorescent. Ils absorbent alors cette substance et la fixent dans les otolithes où elle est encore nettement détectable des années plus tard par simple examen microscopique (Fig. 2).

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Figure 2 : À gauche, un otolithe non marqué, à droite, un otolithe marqué. Les poissons de repeuplement qui ont absorbé le colorant peuvent être identifiés des années plus tard par simple examen microscopique. Photos : AquaBios

L'efficacité des alevinages varie selon les espèces

Une étude a été menée récemment dans le Léman en utilisant cette méthode de marquage. Les captures d'omble chevalier et de truite de lac y étaient en baisse depuis plusieurs années alors que celles de corégones étaient en augmentation constante. La Commission internationale de la pêche dans le Léman souhaitait trouver une explication à ces tendances et déterminer l'origine des salmonidés capturés. Devait-on la majorité des captures aux repeuplements ou les truites, ombles et corégones capturés provenaient-ils plutôt du frai naturel ? Pour le savoir, tous les juvéniles d'omble et de truite d'une année (soit presque 1 million de chaque espèce) ont été marqués aux otolithes avant d'être déversés. Des marquages différents ont été effectués pour différentes pratiques de repeuplement et différents stades de développement des alevins. Les années suivantes, les têtes des poissons capturés ont été collectées auprès des pêcheurs professionnels et de loisir et l'origine de chacun d'eux a été déterminée par examen microscopique au laboratoire.

Les résultats ont montré que seule une truite capturée sur cinq était marquée et provenait donc du repeuplement. De grandes différences ont été constatées au niveau des chances de survie selon l'âge et le lieu de déversement des poissons. La mise à l'eau de jeunes alevins (alevins démarrés lacustres) dans les petits affluents était alors la méthode la plus efficace. Ce genre d'information, spécifique à un milieu donné, est très utile à l'optimisation des pratiques de repeuplement.

L'alevinage était plus efficace pour les ombles chevaliers : plus des deux tiers des individus capturés en étaient issus. La plupart d'entre eux provenaient d'œufs collectés sur les omblières à partir de géniteurs sauvages et seule une minorité était issue d'un stock domestiqué (géniteurs maintenus en captivité). Ces faits confirment les résultats d'études précédentes : les descendants de géniteurs sauvages sont, de par leur patrimoine génétique, mieux armés pour affronter les conditions de vie dans le milieu d'origine de leurs parents que les descendants de poissons de pisciculture. Lors de la domestication, la diversité génétique s'amenuise de génération en génération, ce qui réduit la probabilité que les poissons de repeuplement puissent éventuellement s'adapter à des modifications de leur environnement comme par exemple un réchauffement de l'eau ou l'apparition de nouvelles maladies.

La situation était différente pour les corégones : les captures ont été si abondantes que la part de poissons issus de repeuplement ne constituait que de 1 à 4% du total. Cela montre clairement que le recrutement naturel est à nouveau très efficace dans le Léman et que les alevinages sont devenus inutiles à un quelconque soutien des effectifs. Selon les déclarations du conservateur de la pêche du canton de Vaud, Frédéric Hofmann, ils ne seront donc plus pratiqués qu'à très petite échelle, pour entretenir le savoir-faire et pour pouvoir réagir en cas de mortalité massive.

Le succès des alevinages effectués dans le Léman varie donc fortement d'une espèce à l'autre (Fig. 3). Alors que la majorité des ombles chevaliers capturés en étaient issus, les corégones étaient presque tous nés dans le lac. Ce contraste s'explique probablement par des différences au niveau des habitats recherchés pour la reproduction. L'omble trouvait autrefois des conditions idéales au niveau des affluents qui apportaient suffisamment de matériaux solides pour que le fond du lac soit recouvert de graviers frais jusqu'à une grande profondeur. Aujourd'hui, la quantité de matériaux charriés a fortement diminué et le gravier nécessaire à la qualité des zones de reproduction s'est raréfié. Étant donné que l'omble fraie plutôt en profondeur, le degré d'oxygénation des eaux profondes pourrait également être un facteur limitant. Les corégones, quant à eux, peuvent se reproduire à moindre profondeur et semblent trouver davantage de milieux adéquats. Leur reproduction naturelle fonctionne apparemment sans encombre.

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Figure 3 : Pourcentage de salmonidés issus du frai naturel (en vert) ou de repeuplement (en gris) dans le lac Léman. Les ombles chevaliers ont été répartis en trois classes d'âge (2+, 3+ et 4+). Les poissons de repeuplement de cette espèce ont une plus forte mortalité que leurs congénères nés dans le lac, ce qui explique que leur part relative diminue avec le temps. Données : Commission internationale de la pêche dans le Léman.

Mais l'alevinage accroît-il réellement le succès de la pêche ? Ne se pourrait-il pas que les millions de poissons mis à l'eau viennent tout simplement supplanter une partie des poissons sauvages par le jeu de la compétition ? Pour le savoir, la seule solution consisterait à stopper les repeuplements. Ce n'est qu'à cette condition qu'il serait possible de savoir si les alevinages sont vraiment nécessaires ou si le recrutement naturel permettrait à lui seul d'obtenir à long terme des captures équivalentes ou, pourquoi pas, supérieures à ce qu'elles sont aujourd'hui.

L'efficacité des alevinages varie selon les lacs

De la même manière que le succès des rempoissonnements varie d'une espèce à l'autre, il peut être très différent d'un lac à un autre pour une même espèce. Une étude menée tout récemment au lac de Hallwil s'est intéressée au cas des corégones. Le manque d'oxygène dans les profondeurs de ce lac avait causé la disparition de la population d'origine. Depuis plus de trente ans, un système d'aération et un programme d'alevinage ont été mis en place pour réoxygéner le lac et soutenir les effectifs de corégones. La qualité de l'eau s'est ainsi beaucoup améliorée et les captures sont nettement remontées. Mais cela signifie-t-il que les corégones sont à nouveau capables de se reproduire naturellement et que les repeuplements sont devenus superflus ? Pour le savoir, un marquage des otolithes a été effectué à la demande de la Section chasse et pêche du canton d'Argovie sur tous les poissons d'une même classe d'âge déversés afin de déterminer plus tard la part qu'ils prennent à cette même génération dans le lac. Les résultats montrent clairement que le recrutement naturel des corégones est encore très insuffisant. Plus de 90% des juvéniles étaient issus de repeuplement. Mais, point positif, le lac de Hallwil abrite tout de même à nouveau des corégones capables de se reproduire naturellement. Et il est probable que leur nombre continue d'augmenter suite à l'amélioration constante des conditions d'oxygénation dans le lac.

Un projet similaire avait déjà été réalisé au lac de Constance par l'Université de Constance et le service de la pêche du canton de Saint-Gall sur mandat de la Conférence internationale des plénipotentiaires pour la pêche dans le lac de Constance(IBKF). En 2003, les poissons déversés dans le lac ont été marqués aux otolithes et leur part dans la population a été déterminée six mois plus tard. Plus de 60% des poissons 0+ capturés étaient issus du repeuplement. Mais combien de ces poissons ont été capturés ultérieurement par les pêcheurs ? La part de corégones marqués a été à nouveau déterminée deux et trois ans plus tard à l'occasion de la pêche de géniteurs. Résultat : le pourcentage était sensiblement le même qu'avec les poissons 0+. Les corégones de repeuplement n'avaient donc apparemment aucune difficulté à se maintenir plusieurs années dans l'écosystème. L'étude menée au lac Léman a livré de tout autres résultats : alors que plus de 80% des ombles chevaliers 2+ provenaient des alevinages, cette part ne dépassait plus 50% dans la génération 4+, deux ans plus tard (Fig. 3). Au cours du temps, les poissons nés dans le lac prenaient donc peu à peu le dessus sur leurs congénères nés en pisciculture.

Les suivis effectués pour une même espèce dans différents lacs montrent que le succès des alevinages dépend fortement des conditions locales. La part de corégones issus de repeuplement est négligeable dans le Léman en raison de l'efficacité du recrutement naturel mais la situation est tout autre dans le lac de Hallwil où la population de corégones ne pourrait subsister sans ces rempoissonnements réguliers.

Nous sommes sur la bonne voie !

Mais pourquoi la reproduction naturelle ne fonctionne-t-elle toujours pas dans certains lacs alors que les teneurs en phosphore sont revenues à leur niveau d'origine ? Si les frayères ne sont pas détériorées par ailleurs (apport de gravier insuffisant, par exemple), la qualité des sédiments dans lesquels les œufs sont enfouis pourrait être en cause. Dans les lacs autrefois très eutrophisés, les sédiments sont en effet encore largement dépourvus d'oxygène et ils continuent de soutirer cet élément à l'eau environnante. C'est le cas des lacs de Hallvil, de Baldegg ou de Sempach où cette situation semble encore d'actualité. Mais : l'efficacité du recrutement naturel chez les corégones du Léman, également concerné par l'eutrophisation par le passé, permet d'espérer que le renouvellement des populations s'effectue aussi bien sinon mieux dans d'autres lacs moins affectés par les apports de nutriments. Le suivi des alevinages prévu aux lacs de Constance et de Hallwil et qui s'étendra, espérons-le, à d'autres lacs, permettra de savoir si la reproduction naturelle des différentes espèces s'effectue dans les différents écosystèmes lacustres ou si les actions de repeuplement restent nécessaires.

Corinne Schmid et Bänz Lundsgaard-Hansen, FIBER

Cet article est basé sur plusieurs études et rapports que nous vous communiquons volontiers sur simple demande.

 

Excursion « La fraie des ombres »

Au printemps qui vient, le bureau de conseil pour la pêche FIBER organise une excursion sur la fraie des ombres en collaboration avec les services et associations de pêche des cantons du Jura et de Neuchâtel. Le matin, Guy Périat (Teleos suisse Sàrl) parlera de la biologie et de la diversité des ombres et des menaces qui pèsent sur cette espèce en Suisse avant de passer la parole à Laurent Giroud (vice-président de la Fédération neuchâteloise des pêcheurs en rivière) qui exposera les problèmes écologiques qui se posent dans le Doubs et décrira les efforts fournis par les institutions, les organisations environnementales et les pêcheurs pour sauver ce patrimoine exceptionnel. Après un déjeuner pris en commun, les participants se rendront au bord du Doubs où ils pourront observer la fraie des ombres accompagnés de Bänz Lundsgaard-Hansen (FIBER), Guy Périat, Laurent Giroud et Dominique Rossé (Office jurassien de l'environnement).

Pour en savoir plus sur le programme et les modalités d'inscription […]

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L'accouplement des ombres est un spectacle fascinant – en Engadine, les eaux cristallines de l'Inn offrent pour cela des conditions idéales ! Photo: M. Roggo

 

Programme « Frayères »

forellen_laich_172.jpg   Pour cette année, la période de reproduction de la truite touche à sa fin. Avez-vous pu cartographier des frayères ? Si vous souhaitez nous faire part de vos résultats et de votre expérience, n'hésitez pas à nous contacter. Cette année encore, nous allons rassembler les relevés et observations faites par les pêcheurs dans un rapport cartographique.

Merci d'avance de votre contribution !

Accès au rapport cartographique 2014/2015 […]

Informations sur le programme « Frayères » […]

 

Rapport annuel de FIBER 2015

Des cours, des excursions, des conférences et des articles de vulgarisation scientifique… en 2015, FIBER a à nouveau été présent sur tous les fronts.

Pour plus de détails, plongez-vous dans le rapport annuel 2015 ! […]

 

L'ombre commun est le poisson de l' année 2016

L’ombre commun est le poisson de l’année 2016. Sa beauté inspire les naturalistes et les poètes, mais son existence est menacée par la dégradation des cours d’eau. En l’élisant « Poisson de l’année 2016 », la Fédération Suisse de Pêche FSP veut délivrer un message : la Suisse doit intensifier la renaturation des cours d’eau, sinon l’ombre commun disparaîtra complètement.

Ici vous trouverez plus d'information […]

Accès au flyer […]

AescheFisch2016

 

Publications et manifestations

La reproduction naturelle dans le canton de Lucerne

Les crues de l'été 2014 ont en partie décimé les populations de truites lucernoises. Pour déplorable que ce soit, le service de la pêche y a également vu une chance. Pour ne pas affecter inutilement un stock déjà affaibli par la pêche de géniteurs, il a été spontanément décidé de renoncer aux repeuplements dans 283 tronçons répartis sur 12 bassins versants. En 2015, le recrutement naturel a alors été évalué dans les populations ainsi laissées à elles-mêmes. Dans 83% des tronçons, des poissons 0+ ont pu être observés. La reproduction naturelle a été jugée bonne à excellente dans près de la moitié des secteurs étudiés.

Le rapport de cette expérience livre également des recommandations concrètes : les alevinages doivent ainsi cesser dans les cours d'eau présentant un bon recrutement naturel de juvéniles. Mais les auteurs vont plus loin : ils conseillent de renoncer à cette pratique dans les milieux sans reproduction naturelle satisfaisante s'ils s'avèrent inadaptés au bon développement des truites. Les autres cours d'eau doivent continuer de bénéficier des mesures de soutien des effectifs s'ils présentent un recrutement naturel insuffisant. Pour résumer, les auteurs concluent : « Dans tous les cas, la priorité doit être donnée à la réhabilitation du milieu plutôt qu'au repeuplement. »

Accès au rapport (seulement en allemand) […]

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Une brochure sur le bois mort dans le canton de Berne

L'Inspection de la pêche et le Fonds de régénération des eaux du canton de Berne ont récemment édité une plaquette d'information intitulée « Du bois dans les cours d'eau ». Guidés par le principe « du bois mort pour des cours d'eau vivants », les auteurs informent sur le rôle écologique du bois mort dans les milieux d'eau courante et sur son implication dans les actions de revitalisation. Dans la même série, le Fonds de régénération a également publié la brochure « Rivières et gravier ».

Accès à la brochure [...]

Les passes à poissons favorisent le brassage génétique

Les centrales hydroélectriques, barrages et chutes d’eau représentent souvent des obstacles infranchissables pour certains poissons, ce qui peut être très préjudiciable à la structure génétique des populations séparées. On a étudié pour la première fois si et dans quelle mesure les passes à poissons atténuent cet effet négatif. En se basant sur l’exemple d’une espèce de poissons, le chevaine, une équipe de chercheurs de l’Eawag a réussi à prouver que les passes à poissons favorisent effectivement le brasssage génétique entre différentes populations. Cela dit, elles ne peuvent pas supprimer totalement les impacts des barrières.

Ici vous trouverez plus d'information [...]

Séminaire FIBER « Déclin piscicole en Suisse - où en sommes-nous ? »

Nous avons le plaisir de confirmer la participation de Samuel Gründler (Direction de la FSP), de Armin Peter (Peter Fish Consulting), de Marcel Michel (Office de la chasse et de la pêche des Grisons) et de Lukas Bamatter (Office fédéral de l'environnement, Section Milieux aquatiques) au podium de discussion prévu. Le séminaire est complet!

Salon PÊCHE CHASSE TIR du 18 au 22 février

Le salon PÊCHE CHASSE TIR aura lieu très bientôt au parc d'exposition de BERNEXPO. Profitez-en pour visiter l'exposition de la FSP sur la revitalisation instream, vous ne le regretterez pas ! Ne manquez pas non plus le débat organisé par l'OFEV le samedi 20 février sur les alevinages et la reproduction naturelle. Bänz Lundsgaard-Hansen de FIBER assurera l'entrée en matière par une conférence avant de donner la parole à des représentants des services cantonaux et des associations et fédérations de pêche qui débattront de l'avenir de la gestion halieutique de la truite en Suisse. Cet évènement aura lieu de 13 à 15h dans le parc d'exposition. Café et pâtisseries offerts gratuitement.

Ici vous trouverez plus d'information […]

 

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